La Coupe de Suisse a échappé aux Lions lausannois

03-02-2016

Les Lions zurichois ont signé, 50 ans après un revers en finale de coupe, une nouvelle ligne à leur palmarès déjà bien étoffé. Battu 1-4, le LHC n'a eu que ses yeux pour pleurer, car malgré un parcours sans faute, le club vaudois terminait une seconde fois après 1958 dans la peau d’un vice-champion.

Un bon 1er tiers, mais encore...
Poussés par un public euphorique (on jouait à guichets fermés), la magie de la coupe n'a jamais pris pour les Lausannois qui n'ont pas su saisir leur chance et surtout, ont couru derrière le score dès la 9ème minute de jeu lorsque Jan Neuenschwander ouvrait la brèche du 0-1. Ce premier tiers, engagé et séduisant, promettait une rencontre acharnée, mais les étincelles firent long feu dès le retour de la 1ère pause.


Victoire bien gérée dès le début du tiers médian
Il ne fallait que 34 secondes dès la reprise aux compétiteurs alémaniques pour doubler la marque, à la suite d'un contre de David Rundblad (21ème). Dès lors les Zurichois se contentèrent de contenir leurs hôtes, alors que le LHC, trop imprécis dans ses passes, semblait ne pas s'offrir le temps de la réflexion pour trouver comment faire sauter le verrou du gardien adverse Niklas Schlegel.


Seul Harri Pesonen accordait aux Lions vaudois et au public de Malley le droit d'y croire encore en inscrivant le 1-2 à 7 secondes du terme de leur premier power-play (24e). Bien trop peu pour impressionner un ZSC apparemment décidé à soulever cette coupe pour la troisième fois de son histoire et qui contrôlait les opérations non sans un certain brio.


Box-play maitrisés
Solides et imperturbables lors de leurs quatre box-play, les Lions lausannois se montraient toutefois incapables de surélever le niveau de leur jeu lors de leurs deux power-plays (36 et 48eme) et laissaient s'égrainer au fil des minutes leur espoir de pouvoir soulever leur premier titre majeur.


Le LHC pouvait encore y croire à deux minutes de la fin du match lorsqu'il sortit son gardien pour créer un ultime surnombre. Las, la sortie de Huet allait lui être fatale, car Reto Schäppi, assisté par Auston Matthews, marquait le 1-3 dans la cage vide. Le dernier but, celui de Robert Nilsson à 25 secondes de la dernière sonnerie, n'était qu'une formalité esthétique.


Ce mercredi soir à Malley, le roi des Lions était donc zurichois.


Valérie Durussel